Grégoire Guichet

À 72 heures du grand jour !… un texte de Grégoire Guichet

J’ai longtemps croisé les aventures théâtrales et humaines de Jean-Marie Sillard sans jamais pouvoir les rejoindre.

Les occasions existaient, mais les planètes refusaient obstinément de s’aligner.

Aujourd’hui enfin, je peux entrer dans cette danse, celle d’un parquet de bal qui fait briller les yeux de Jean-Marie. Cette joie est décuplée par le fait de la vivre avec ma fille.

Dans cette pièce, nous sommes engagés dans un théâtre total, où la musique, le chant, la danse et le jeu d’acteur s’entrelacent dans une présence continue et exigeante.

Le corps est toujours en jeu, l’écoute permanente. Peu à peu, interpréter mon personnage convoque et dialogue avec ma propre histoire, cette histoire à la fois si personnelle et si commune de la période de l’après-guerre.

Revenir à cette époque n’est pas, pour moi, un simple regard nostalgique.

C’est une manière de comprendre comment s’est construit notre présent, de revisiter les relations hommes-femmes, ou plutôt devrais-je dire les relations femmes-hommes, ou plus largement les relations entre chaque être, et de mesurer combien les notions de consentement, d’amour éternel, de vie de couple étaient alors régies par des règles et des codes désormais déplacés.

Vivre ce projet avec ma fille lui donne une résonance toute particulière. Ce temps partagé, ce chemin artistique et humain commun, construit notre propre réalité, notre vie.

Le théâtre devient ici un lieu de transmission, de dialogue et de mise en relation, nécessaire et incontournable pour vivre notre contemporanéité.

Si le théâtre a un sens pour moi, il est là, dans cet espace-temps, ce temps suspendu qui, une fois retombé, nous interroge sur nos liens aux autres, sur cette question centrale de l’altérité, et sur la manière de vivre ensemble dans un commun profondément vivant.

Grégoire Guichet

François Berry – Fred

Quelle aventure … des mois et des mois de répétitions.

On rit, on sourit, on se crispe, on se fatigue … mais quelle équipe. C’est comme une famille avec ses joies et ses peines, avec ses moments d’enthousiasme et de doutes.

On ne se connaissait pas tous avant de se lancer dans ce projet. Nous nous sommes découverts avec nos qualités et nos défauts. Une troupe avec une belle empathie ! Nous avons découvert ou re découvert une époque que nos parents ou grands-parents ont connu. Certains thèmes résonnent encore de nos jours.

Dès que nous sommes en scène, quel plaisir ! Mais plaisir frustrant car non partagé avec le public, car c’est cela que nous attendons !

Vivement qu’on est la trouille de rentrer sur scène, vivement qu’on partage nos émotions, vivement que nous entendions les applaudissements réconfortants !

Citation de Beaumarchais pour finir :

« J’ai pensé, je pense encore, qu’on n’obtient ni grand pathétique, ni profonde moralité, ni bon et vrai comique, au théâtre, sans des situations fortes et qui naissent toujours d’une disconvenance sociale dans le sujet qu’on veut traiter. »

Marie Laure « Roberte »

Quel bonheur d’avoir rejoint la merveilleuse équipe du Petit Bal ! Ce petit bal, c’est tout un monde à lui tout seul… On y cause, on y rit et on y pleure, on y fait connaissance, on s’y dispute et on s’y réconcilie !

Et puis… il y a l’accordéon ! Cet accordéon qui nous donne à chanter, qui nous donne à danser, qui nous donne à rêver ! Il distille, au fil des tableaux, ses notes harmonieuses, accompagne nos répliques, plante le décor et donne le ton de l’époque. Avec ses complices de l’orchestre, il nous entraîne dans le grand bain du petit bal !

Alors oui, impatiente je suis, de partager tout cela avec notre cher public !

Elisabeth « Gilberte »

Un Voyage Théâtral en Famille

Quelle joie de partager ces moments précieux au théâtre avec mon mari et mon fils ! Chaque répétition est une aventure, où l’ingéniosité et la créativité des metteurs en scène nous transportent dans des univers plus ou moins délirant. Leur vision nous pousse à explorer des émotions insoupçonnées.

Je suis enthousiaste par la découverte des chants et des danses typiques des bals populaires. C’est comme si nous traversions le temps.

Au-delà du jeu d’acteur, ces rencontres font émerger des liens précieux avec nos personnages. C’est un voyage d’émotions, de rires et parfois même de larmes, mais toujours avec une belle dose de bienveillance.

C’est aussi et surtout une belle aventure humaine riche de belles rencontres.

 Hâte de partager ce moment magique avec le public, où l’amour de la scène se mêle à la tendresse de la famille.

Cathy Lavalette

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Je suis revenue
Pour le retrouver
J’y étais
Quand il était perdu

Je suis revenue
Pour revivre
ces moments si précieux
De théâtre
De danses
De chansons

Je suis revenue
Pour de nouvelles rencontres
De nouveaux rires
De nouveaux frissons
Un nouveau public

Je suis revenue
peut être
« Pour me rappeler ma jeunesse »
Comme le dirait la mère

Je suis revenue
Pour revivre
Un grand spectacle

Il y a 20 ans
J’étais Gilberte
Folle amoureuse
De son volage Antoine

Je te lunais
Je te château fortais
Je te slipais noir
Tu me perpendiculais
Tu m’étoile filantais

je buvais
Du blue lagoon
Et m’empiffrais
D’un coktail
De médicaments

Je coupais
Tout ce qui dépasse
Comme les Anglais
Avec leur pelouse

Aujourd’hui
Je suis la mère
le pilier
des balochards

Plus d’Antoine
Plus d’amour ouf
Juste une petite dragouille
Avec un pot de colle
Nommé marcel

Une mère
Extravagante
Joyeuse
Colérique
Qui veut absolument
Marier son fils

Un peu folle
Qui ne sait pas
Toujours
Ce qu’elle dit

Le théâtre
La danse
La musique
Les chansons

Les rencontres
Les rires
Les jeunes
Les vieux
Jean Marie
Hélène
Les spectacles
Le public
Tout le monde est là
Tout y est
C’est le bal perdu
Et le bal retrouvé
Je suis heureuse

 

 

Au fond des âges …

Après un long temps d’hibernation, le Théâtre du Lavoir sort de son sommeil !..

La mémoire des plus anciens est conservée … mais elle est loin dans le temps, toujours présente.  

A lire avec la nostalgie des femmes et hommes dont les émotions passées sont souvent hors du temps .

 

 

(Plus bas c’est 2018 ….2017 …)

Le Lavoir…et le reste du monde

– Au cours de l’été 2017 a été créée la pièce de théâtre en plein air « Le passager du gué » inspiré d’une œuvre de Philippe Claudel. C’était à Quéaux, en bord de Vienne dans un espace scénique créé spécialement pour l’occasion.

– En début d’année 2018, nous travaillions à la mise en scène théâtrale de l’histoire d’un paumé de l’univers. « LE PAQUET » la pièce de Philippe Claudel. Les représentations publiques ont été données en septembre au « Théâtre du Pressoir » à Chiré en Montreuil.

– Dans le même temps, quelques actifs du  « Théâtre du Lavoir » et d’autres personnes engagées, ont accueilli des migrants qui sont là, installés, tout près de nous… Nous ne pouvions les laisser sur « le Gué » !

 » Ces hommes venus de l’autre bout du monde ont tout perdu ou presque. Il leur reste leur humanité,  mais elle a été bien cabossée. Pour la réparer, ils ont eu besoin d’échanges, de vie, d’amitié.

Au fil des jours, au gré des motivations et du temps disponible de chacun, des chantiers ont été mis en œuvre, des amitiés se sont créées des démarches et un projet pour les aider. »

Printemps 2021

Que reste-t-il du passage des migrants au CAO du Vigeant ?

Jean-Marie Sillard : « Que sont-ils devenus ? » :

« … 2018, 2019, 2020… 2021 … Années de la rencontre avec les exilés. La réalité y a dépassé toutes les fictions théâtrales mises en scène par l’association « le Théâtre du Lavoir » depuis 1995…

Aujourd’hui, les quelques 80 « passagers » du Vigeant, exilés, hébergés pendant 2 ans et demi, ont été dispersés dans d’autres villes et dans d’autres lieux. Chacun soumis une fois de plus à la dure loi du hasard d’une rencontre heureuse ou malheureuse… Son errance reprend ailleurs, semblant à chaque fois être redistribuée comme les cartes d’un jeu de la chance ou de la malchance…

Que reste-t-il de notre action, de nos relations ?

Les liens ne sont pas coupés. Notre équipe du « Touet d’la Grôle », plus d’autres personnes et entreprises solidaires restent éveillées et actives. Les relais et aides discrètes sont fréquents auprès de beaucoup d’exilés, ici, mais aussi dans d’autres villes en France.

Elles se concrétisent par des aides logistiques, financières, hébergements, alimentaires, des déplacements, des cours de français, des suivis administratifs… des soutiens d’élus…

Puis, il y a ceux qui sont restés là ! Enfin, arrive un « Titre de Séjour » pour certains et alors là, un possible stage et l’espoir d’un vrai travail. D’autres sont restés ici, avec ou sans papiers, ils sont accueillis, aidés jour après jour dans la discrétion et l’efficacité.

Des liens se sont installés ; parrainage, filiation adoptive, Pacs, travail…

Chez nous, on peut constater aujourd’hui que les questions, les regards sur ces « gens venus d’ailleurs » se sont modifiés et les jugements se sont réajustés… Les échanges, aides se font, plus facilement et plus spontanément…

Merci des aides et attentions que vous avez apporté à tous ces moments, recevez nos amitiés … »

Pour rappel, consultez l’historique de la démarche du Théâtre du Lavoir de 2018 à 2021 auprès des exilés du Vigeant.

http://www.jeanmariesillard.fr/?p=3365

http://www.jeanmariesillard.fr/?p=3365

Voeux 2019

Fin décembre 2018, Noël approche …
La campagne poitevine s’est repliée sur elle-même, engourdie par la pluie et le froid. Mais la vie continue, moins visible mais bien active. Autour de nous l’agitation nous interpelle … ou nous inquiète.

Au toet d’la grole aussi la vie continue. Les vies !
Et chacun sait quels écueils elles ont rencontré.
En cette veille de fête, Jean-Marie nous rappelle cette autre réalité qui a inspiré ses voeux pour 2019.
En voici l’esprit et le coeur au travers de cette vidéo :
Voeux 2019

VOEUX 2019 de l’atelier du Toit d’la Gröle avec “Les Passagers du Vigeant” from Jean Marie Sillard on Vimeo.

 

Interview de Jean-Marie Sillard en podcast

La date de la première est toute proche !…
La tension monte, tout doucement …
La communication se fait plus précise …
Jean-Marie a donné une interview – pardon … un entretien !… – à une radio (Style FM).
Cet entretien est un excellent condensé de l’histoire, de l’ambiance de cette nouvelle création théâtrale.

À écouter sans modération ! ça ne prendra pas 10 minutes !

ECOUTER  l’entretien :

Été 2017 … Printemps 2018

… et l’eau coule toujours …

INVITATION 21 juillet 2018

Matinée-Soirée Champêtre à partager entre nous tous, amis et sympathisants du Théâtre du Lavoir. (Faites circuler cette invitation)