Voeux 2019

Fin décembre 2018, Noël approche …
La campagne poitevine s’est repliée sur elle-même, engourdie par la pluie et le froid. Mais la vie continue, moins visible mais bien active. Autour de nous l’agitation nous interpelle … ou nous inquiète.

Au toet d’la grole aussi la vie continue. Les vies !
Et chacun sait quels écueils elles ont rencontré.
En cette veille de fête, Jean-Marie nous rappelle cette autre réalité qui a inspiré ses voeux pour 2019.
En voici l’esprit et le coeur au travers de cette vidéo :
Voeux 2019

VOEUX 2019 de l’atelier du Toit d’la Gröle avec “Les Passagers du Vigeant” from Jean Marie Sillard on Vimeo.

 

Interview de Jean-Marie Sillard en podcast

La date de la première est toute proche !…
La tension monte, tout doucement …
La communication se fait plus précise …
Jean-Marie a donné une interview – pardon … un entretien !… – à une radio (Style FM).
Cet entretien est un excellent condensé de l’histoire, de l’ambiance de cette nouvelle création théâtrale.

À écouter sans modération ! ça ne prendra pas 10 minutes !

ECOUTER  l’entretien :

La première de « Le paquet »

Les dates de la première approchent :  les 7, 8 et 9 septembre prochain.
Si ce n’est déjà fait notez ces dates sur vos agendas, prévenez vos amis, diffusez largement !
D’autres dates suivront, mais elles ne sont pas encore stabilisées et donc non publiables. Un conseil donc : n’attendez pas !

 

 

 

 

Journée champêtre au Touet d’la grôle

D’un côté, un lieu perdu au fin fond de la campagne poitevine, au Touet d’la grôle à La Treille des Brandes dont les noms en rajoutent encore en évocation sauvage. De l’autre un créateur dont l’imagination sans limite porte à l’inattendu. Au milieu, un espace de campagne banal, encadré de deux magnifiques châtaigniers multi centenaires qui n’ont pas été épargnés par les parasites prédateurs ; et ils en ont acquis une majesté qui impressionne le regard. Et la magie de la création transforme ce lieu en un espace improbable de spectacle ; un théâtre de verdure (héritier d’un autre plus ancien ?…) fait de bric et de broc, de bambous assemblés évoquant un gigantesque échafaudage (une autre réminiscence ? …), de pneus et de roues, de tréteaux et de planches, de vieux tapis de laine, petits ou immenses (40 m²…) recouvrant le sol de terre brute.

Et pour faire vivre cet espace, un improbable groupe d’hommes venant de nulle part ou plutôt de partout sur la planète, au milieu de poitevins si peu habitués à de tels échanges. Récitations, poèmes, théâtre, présentations animent cet espace créant de l’émotion et de l’humanité. Jamais une pièce comme « Le Paquet », nouvelle création de Jean-Marie Sillard à partir du texte de P. Claudel (en avant-première partielle) n’aura établi de liens aussi forts entre le réel et le virtuel.

Nul doute que les 25 demandeurs d’asile du Vigeant, ballotés à travers le monde depuis parfois plusieurs années, issus de cultures si différentes (plus de 10 nationalités) auront vécu là un moment d’humanité de nature à leur redonner un peu confiance en la nature humaine bienveillante et solidaire.

Quant à cet espace improbable il cèdera volontiers sa vocation de salle de spectacle de plein air improvisé à celle d’un lieu d’échange sous la protection bienveillante des deux châtaigniers devenant ainsi de symboliques arbres à palabre…

 

 

 

Été 2017 … Printemps 2018

… et l’eau coule toujours …

INVITATION 21 juillet 2018

Matinée-Soirée Champêtre à partager entre nous tous, amis et sympathisants du Théâtre du Lavoir. (Faites circuler cette invitation)

 

 

 

 

 

 

 

 

Que reste-il ?

Babe, Hélène et Guy m’avaient prévenue : la palissade avait été démontée…il ne restait rien, ou à peine, comme des ruines d’un théâtre antique, avec des traces de gradins…

Ce matin, j’ai trouvé de petites plumes d’oiseau accrochées à mes bottines, alors ce soir, au coucher du soleil, inspirée par le messager Mercure, aux sandales ailées, je me suis arrêtée à Queaux. Effectivement, plus d’enceinte fortifiée, restent les trous d’implantation, et les risques de torsion de chevilles…Disparue la création artistique, traînent quelques morceaux d’affiches, fragments discrets, rien n’est identifiable…

Pourtant dans l’herbe, je trouve un petit papier, qui a été plié en deux verticalement et sur lequel semble collé un autre et en voici le texte, délavé et tronqué, d’où les points de suspension pour les mots invisibles, je joins la photo :

…c’est mon tour

ET LA UNE FLECHE mentionnant  » Joaquim fossoyeur et notaire »

…ma vie que j’aspirais

…ons qu’un

…on s’aime pour en arriver là ?

…c’était nous dans ce miroir ?

…ble de savoir, difficile à dire

ET EN DESSOUS Mia (?) pianiste à toute épreuve

Enigme ! Est-ce l’extrait d’une pièce de théâtre ? D’une lettre ? Quelqu’un a t-il une idée ? Une piste ?

Entre les bouleaux et l’acacia, le site semble très modeste, impossible d’imaginer d’emblée qu’il a hébergé une troupe, des saltimbanques, une scène, des coulisses, 300 spectateurs etc …Pourtant encore des confettis sur le sable… les « qu’on fait tout » n’ont pas tout ramassé ! Curieux cette modification de la perception de l’espace… Mais le temps n’y fait rien, les souvenirs sont précis, forts, inscrits et vivants !

Et sur l’autre rive, en pleine lumière, le radeau bleu de la carriole, qui a traversé le gué et trouvé un abri …

Je me promène et ramasse, sans effort de recherche, deux trèfles à quatre feuilles, numéros 23 et 24 depuis le 11juin … autre mystère…Aventure à suivre en tout cas !

Mary Kang