La Création 2026 …

Le P'tit bal retrouvé

Le P’tit Bal Perdu » a été réalisé il y a vingt ans. Joué en itinérance dans les villages du Sud Vienne, il a réveillé la mémoire des anciens. Puis l’année suivante, il a été créé en région Poitou-Charentes par des dizaines de comédiens-chanteurs, danseurs et musiciens de ces départements. Il a été accueilli par le public avec beaucoup d’enthousiasme.

 Aujourd’hui, la mémoire s’éloignant de génération en génération, l’épopée des bals musettes est rangée dans l’histoire de nos grands-parents, voir arrière grands parents !

Jean-Marie Sillard  ...

Aujourd’hui vingt ans après, c’est « Le P’tit Bal Retrouvé » que nous mettons en scène.  Une toute nouvelle équipe compose la troupe du « Théâtre du Lavoir ».

Ils sont des artistes locaux et d'ailleurs, des volontaires engagés et passionnés qui participent à animer et à faire vivre un véritable évènement culturel populaire sur notre territoire.

Trente comédiens depuis plus d’une année travaillent intensément dans les divers ateliers : danse, chant, jeux théâtral et musique.

Dans ce lieu qu’était le « Parquet de Bal » installé le dimanche sur la place du village en chantant et dansant, naturellement, c’était le théâtre de la vie de notre aïeul qui se mettait en scène en public.

J’ai créé ce spectacle, tel une « Comédie ». Il se situe de l’après-guerre jusqu’au début des années soixante. Cette comédie satirique des mœurs de l’époque est rythmée et ponctuée de danses et de chants.

Ce petit bal perdu, je l’ai connu bien vivant dans ma campagne du Poitou. Enfant, puis adolescent, je voyais avec curiosité ces parquets de bal aux vitres colorées. Ils s’installaient sur la place des bourgs ou des villages pour les jours de fêtes, de foire ou d’assemblée annuelle comme l’assemblée des vendanges, des moissons, du printemps, de la saint Michel, de la Saint Jean…

Notre attention s'aiguisait au fil des années, ici en zieutant par une « petite boulite », une vitre cassée, ou en faisant une injonction sous le parquet refoulée immédiatement. Nous voyions un petit-peu à l’intérieur, juste de quoi répondre à nos premières questions et alimenter nos premiers fantasmes enfantins et ados jusqu’au jour où grandissant, nous y sommes devenus les acteurs, danseurs, dragueurs

Nos parents valsaient, dansaient le tango, le Paso Doble et la Java au son de l’accordéon. La nouvelle génération yéyé dont je fais partie est devenue moins sensible au charme du bal musette. Peu à peu, elle le refoule dans ses neiges d’antan et tente de prendre son tremplin dans les bals musettes, les Discothèques, disco-mobile où de nouvelles modes s’installent… Nos parquets-salons de bals vont alors progressivement disparaître de nos places de villages et de nos fêtes… Il n’a donc pas d’âge notre p’tit bal. Il a celui de s’amuser de bouger, de produire le mouvement et d’ouvrir la musique, dite populaire, à une union plus étroite avec l’émotion artistique. 

Affiche Le P’tit bal retrouvé