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Francesca Francesca a écrit le 19 août 2017 à 12 h 18 min:
Merci à toi, Jean-Marie et à tous ceux du Théâtre du Lavoir pour cette
"mise en sens" à la rencontre d'une multiple beauté.

Le site au bord de l'eau, l'apparition flottante de la jeune fille en
blanc, les éphémères venus en foule mourir dans la lumière, les deux
enfants s'avançant timides sur le promontoire au dessus de la rivière,
le débarquement attendu du chariot de Thalie - résurrection magnifique
de l'ancien corbillard de Queaux -, l'allant joyeux du peuple des
comédiens, la fanfare qui accompagne les attentes et nous embarque dans
ses explosions chorales et, bien sûr, le personnage central,
François/Bernard, si sensiblement fait pour être aimé de tous- violenté,
écrabouillé par une humanité inhumaine...

J'ai aimé aussi le léger flottement de mémoire qui a saisi Raymond,
rattrapé par l'interrogation sonore d'une comédienne depuis le petit
attroupement qui l'écoutait. C'est la marque du "cousu main", une leçon
de théâtre aussi : tout ce qui se passe en scène est spectacle et doit
donc être "joué", assumé.

Ah j'allais oublier : François annonce une pensée taoiste... qui ne
vient pas. Est-ce un oubli ou le texte ? L'oubli est le thème souterrain
: "au riche sa richesse et au pauvre son ...?" L'appel était lancé au
public, du premier rang où j'étais assise, j'ai soufflé "infini".

Je pense vraiment, non pas que le riche "mérite" sa richesse mais que
celle-ci est de l'ordre du QUANTITATIF. Ce que les riches accumulent est
soustrait aux pauvres, nous ne devons ni l'oublier ni nous y résigner
mais n'oublions pas non plus qu'il existe aussi l'ordre du QUALITATIF.
L'arrogance interdit aux riches l'accès à ce qui s'accroît dans le
partage. Il faut être modeste et généreux pour expérimenter l'infinie
division/multiplication de l'amitié et du sens de la BEAUTÉ.

C'est le non dit du gué... que vous avez fait passer !

Francesca